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Le LUDION

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Les différents systèmes de lecture

Historique

Concommitament aux progrès constatés sur les supports mémoire, les techniquescylindre-programme de lecture ont évolué. De purement mécanique, pour lire le cylindre, les systèmes sont devenus plus sensibles pour lire le carton perforé.

Si une lecture mécanique, fonctionne sur les orgues de manège de type limonaire, elle nécessite une boite de lecture à touches métalliques et des cartons épais. Sa précision est redoutable, mais demande un réglage périodique pour contrebalancer l'usure des touches.

 

Pour alléger les petits orgues de barbarie, les facteurs d'orgues ont préféré la lecture pneumatique qui utilise la différence entre la pression atmosphérique et celle de l'orgue pour actionner une membrane et entrainer à son tour une soupape. Comme une partie de l'air comprimé est perdue pendant l'opération, cette technologie ne convient que pour des orgues à un seul jeu.

Il est quand même possible d'utiliser la lecture pneumatique sur de grandes orgues de foire à multiples registres (Cf. les Ruth u. Sohne, Geb. Bruder et autres orgues germaniques) mais il faut les munir d'un relais, comme dans les orgues à lecture mécanique, ce qui obère l'intérêt du système, essentiellement apprécié pour sa simplicité et sa légèreté.

 

Quand on emploie des mémoires informatiques, nous sommes amenés à utiliser du courant électrique, soit en se branchant sur une prise murale, soit sur batterie.
Cette énergie actionne des électro-aimants  miniatures disposés sous la soupape, et qui lèvent celle-ci quand ils reçoivent une sollicitation.
La grande souplesse d'installation permet même d'équiper d'anciens instruments de collection sans les endommager, puisque l'implantation est réversible et permet, alors, d'enrichir ainsi leur répertoire.
Si le poids de l'appareillage n'est pas négligeable, il reste cependant nettement inférieur au poids des 214 mètres de cartons perforés, représentant seulement un tour de chant d'une heure.

 

Technologies

Les différentes technologies mises en oeuvre sont directement inhérentes aux supports. Et comme à l'accoutumée, chacune à ses avantages et ses inconvénients.

La lecture d'un cylindre doit tenir compte du nombre de pistes totales (l'encombrement d'une piste sur la longueur d'un cylindre est de l'ordre de deux millimètres) divisé par le nombre de touches. Plus le nombre de touches (donc de notes ou de fonctions) est important, moins il y a de mélodies, ou alors il faut allonger le cylindre...

Nous n'avons pas ce travers avec la lecture de cartons ou de rouleaux perforés. Certes le pas de perforation est une donnée importante mais d'une façon générale la largeur du carton est proportionnelle au nombre de touches. (On dit touches pour les orgues à lecture mécanique ; et notes pour les orgues à lecture pneumatique). Considérons les différentes possibilités :

Lecture mécanique de cartons - le plus répandu est le système Limonaire. Le pas est de 3,50mm. Les griffes métalliques palpent le carton et se lèvent dans les perforations représentant les notes de musique. Lors de cette action, la ou les griffes mobilisées donnent une information (une giclée d'air comprimé) à la mécanique de l'instrument et le tuyau correspondant joue la note demandée.

Lecture pneumatique des cartons - Le carton glisse sur un lecteur, le plus souventlecture pneumatique orgue de barbarie flute de pan une barre de laiton, percée d'autant de trous que de notes à jouer. Quand les trous sont bouchés, rien ne joue. Lorsqu'une perforation du carton se présente en face d'un trou de ce qu'on appelle communément la flûte de pan, l'air atmosphérique s'engouffre jusqu'au entrailles de l'orgue, la force engendrée par la différence entre  cette pression atmosphèrique (négligeable) et la pression d'air comprimée par la soufflerie de l'orgue (de l'ordre de 130 mm, mesure faite à la colonne d'eau), est utilisée pour ouvrir une soupape et déclencher la note.

La différence entre les deux systèmes tient essentiellement dans le fait que l'on peut actionner autant de registres que l'on veut avec le système mécanique, ce qui n'est pas le cas avec le système pneumatique, plus léger, plus simple et moins couteux. Par contre sa lecture est un peu moins précise, dans la mesure où un cheveu suffit pour interrompre la note (sys. méca) alors qu'il faut entièrement boucher la perce du lecteur (sys. pneu).

Cela étant, pour chanter et bouger facilement, l'orgue à lecture pneumatique convient parfaitement.

cartons perfores le ludionPour terminer ce panorama des systèmes de lecture, il me faut maintenant évoquer la lecture numérique.

Nécessitant une source supplémentaire d'énergie -l'huile de coude ne suffit pas, il lui faut l'apport musculaire d'une batterie-  certes un peu alourdi par les électroaimants de commande, l'orgue à lecture numérique est complètement libéré du poids du répertoire ; n'oubliez pas qu'une heure de répertoire soit 214m de cartons c'est environ 40 kg pour le répertoire d'un orgue 27 notes, réputé léger...

Mais la lecture numérique a aussi ceci d'exceptionelle : c'est qu'elle joue exactement la partition, sans que le noteur/arrangeur/perforateur soit obligé de tenir compte de la matière à laisser autour des trous. Et si la griffe nécessite une perforation minimum, comme le bouchage de la flûte de pan, la lecture numérique répond au doigt et à l'oeil de son mentor.

Et même quand le carton ne défile pas, la gestuelle du tourneur est conservée puisque c'est la fluctuation de la vitesse de rotation de la manivelle qui génère le rubato musical...

 

Au Ludion, nous considérons qu'il n'y a pas un système meilleur qu'un autre, il n'y a que des orgues bien ou mal choisis en fonction de leur usage. Et nous sommes fiers d'être le seul atelier depuis l'origine, à proposer les différents systèmes, et à en maïtriser également les subtilités.

Nous adaptons nos fabrications suivant les désiderata et les besoins de notre clientèle, et non l'inverse...

 

Les supports mémoire